Le turbo est une machine à récupérer de l’énergie perdue. C’est une sorte d’organe annexe que l’on couple au moteur à combustion interne et qui est destiné à augmenter la pression des gaz admis et ce, afin de permettre un meilleur remplissage des cylindres en air. 

 

Au cours des années 80/90, le turbo se démocratise en Europe à tel point qu’il devient un véritable phénomène de mode autant au niveau de la production industrielle que chez les consommateurs. Le turbo, nouvel organe greffé au moteur, est alors uniquement visible de l’extérieur par le biais des stickers qui permettent d’afficher une supériorité avec l’automobiliste lambda, c’est-à-dire un moyen d’exister « en plus fort ! ».
 
Aujourd’hui en Europe de l’Est avec le «  turbo folk », le Turbo fait son come-back sur le plan musical. On prend une structure traditionnelle en musique, le folklore, on lui greffe de la puissance - c’est à dire un rythme techno - et on obtient un mélange hybride : le turbofolk. Ce genre musical met en scène les clichés du pouvoir, de la beauté et des réussites de l’Ouest, à la manière de l’Est, devenant involontairement une critique très suggestive de la société.
 
De l’Ouest à l’Est, le turbo exprime ce même phénomène de volonté de puissance.

Mon « turbo », en interrogeant la surenchère machiste, met en péril cette représentation de la puissance masculine et les éléments qui la fondent : volonté de dépassement de soi, recherche d’une perfection, autorité dans la puissance, au travers des représentations matérielles. 
  

 

Présentation:

installation contextuelle

(Galerie Patricia Dorfmann - Paris / Galerija10m2 -Sarajevo- Bosnie / Galerie HO-Marseille )

 

Eléments:

installation en bois aggloméré mélaminé blanc

 

Dimensions: 

dimensions variable

Hxlxépaisseur / 3,2x7x3m

 

Temps de réalisation:

145 - 35 heures selon dimensions

 

Date:

05/10/2007 / 2008 / 2009