Dans son travail essentiellement sculptural, Baptiste Debombourg croise les informations et les matériaux pour des expériences qui révèlent des histoires refoulées, non dites ou ignorées. Artiste volontiers « réparateur », il cicatrise les murs ou les meubles tout en en dévoilant des stigmates.
Appartenant à cette série, Inception II s’impose en premier lieu par une monumentalité, mais qui s’avère paradoxale, précaire et fragile. Un monument comme en convalescence, qui rendrait hommage à la destruction, à la réparation incomplète, voire à la résilience plus qu’à la puissance. Ce jeu de recomposition mobilière, au-delà de son aspect ironique, est nourri d’une réflexion sur le temps, l’histoire, la mémoire et le rêve.
Guillaume Désanges