Blog Le Monde
23 novembre 2008

L’exposition de Baptiste Debombourg chez Patricia Dorfmann est finie depuis hier, mais on reverra son travail d’ici peu. Sa représentation de la destruction avec un mur enfoncé, éclaté (‘Turbo’) m’a semblé un peu simple, et déjà vue, mais j’ai retenu sa capacité à montrer des marges, des interstices de la ‘vraie vie’ où vont se glisser étrangetés, passions bizarres ou détournements du réel. Sa vidéo sur les traîne-culs (TCS) est superbe d’humour, de tendresse et de douce marginalité. Ses slogans en mégots sont aussi des accroche-regard, des stimulateurs de pensée, avec toutefois le risque de tourner au procédé répétitif, à la bonne idée qu’on exploite. Quant à ses dessins, celui de la maison aux immenses sous-sols (‘Tradition of Excellence’) est fascinant : monde caché, souterrain, peut-être social et prolétaire (peut-être, du fait des bords estompés, y ai-je aussitôt vu la bibliothèque de Borges); il y marie dessin artistique et dessin industriel, main talentueuse de l’artiste et main rigoureuse du releveur de plan.

 

 

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