Résidence et exposition personnelle, vernissage le samedi 11 septembre à partir de 16h 

 

« Sa réflexion s’étend aux usages qu’ils induisent et à la relation psychologique, presqu’affective, que nous entretenons avec ces objets qui conditionnent notre rapport au monde. En lieu et place de leur apparente neutralité et de l’indifférence qu’ordinairement ils inspirent, Baptiste Debombourg recherche et utilise leur potentiel de création, même si cette marge d’intervention laissée vacante est relativement mince lorsque les formes et les usages sont pré-définis et pré-pensés à notre place.
Envisageant sa pratique artistique comme un lieu de rencontre entre les cultures nobles et les cultures populaires, Baptiste Debombourg s’intéresse aux différents modes d’appropriation dont les objets standards font l’objets, tels le tuning ou la customisation. Des pratiques qui condensent de façon ambigües le désir de métamorphoser des objets courants et l’échec programmé de ces tentatives, puisqu’ils ne permettent souvent pas de dépasser la médiocrité propre à leur mode de production. Le travail de Baptiste Debombourg révèle ainsi les décalages entre l’idéal que l’on cherche à atteindre et la réalité limitée de ce qui peut être fait. »

 

Delphine Masson

 

« Le travail de Baptiste Debombourg reproduit jusqu’à l’absurde les codes d’identification de masse. Jusqu’où peut aller l’hystérie collective dès lors que le refoulement désagrège nos désirs. Le monumental, le triomphal se transforment alors en petits actes pour agir à l’occasion ensemble, de sourires en coin en acerbes participations... »

 

Claude Lévêque

 

 

Baptiste Debombourg développe une recherche à travers le champ élargi de la sculpture, en lien avec son environnement faisant échapper les objets à leur médiocrité première. Le vulgaire, le standard « va en s’élevant » pour reprendre l’étymologie du mot sublime (sublimis en latin). Baptiste Debombourg s’intéresse à notre usage des objets du quotidien et à leur fonction - en particulier aux objets standardisés : emballages, cartons, caddie, automobile - , de la production en série jusqu’aux différents modes d’appropriation dont ils sont l’objet (customisation, tuning). Baptiste Debombourg n’est pas attaché à un médium. Dessins, sculptures, photographies, films, chaque projet naît d’une rencontre, d’une curiosité renouvelée, une observation minutieuse de la réalité la plus pragmatique, la plus élémentaire. Symboles de l’éphémère, du jetable, de l’ère du déchet, le travail de Baptiste Debombourg renvoie à la précarité de nos sociétés. Ses oeuvres peuvent être vues d’une façon sociologique voire politique, elles présentent l’expression d’une faille qui cherche à se masquer, à se reconstruire. « Mon travail cherche à induire l’espace possible entre la réalité et l’idéal que l’on tente d’atteindre. J’envisage ma pratique artistique comme un vecteur de rencontres, une possibilité de relier des domaines habituellement étrangers, des cultures dites « nobles » et d’autres « populaires ». C’est également pour moi, une manière d’interroger la place et la fonction de l’art aujourd’hui. »

 

 

L’association reçoit le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne / Ministère de la Culture et de la Communication, du Conseil régional de Bourgogne, du Conseil général de la Côte-d’Or et de la Ville de Dijon.

 

 

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