Texte publié à l'occasion de l'exposition collective "Home sweet Home" présentée au CCC à Tours dans le module n° 3 : Burnout

 

 

Baptiste Debombourg réalise des sculptures à partir d‘éléments standardisés issus de notre quotidien tels les emballages, cartons, caddies, automobiles, en lien avec leur environnement. Sa réflexion s’étend aux usages et aux comportements qu’ils induisent et à la relation psychologique, presqu‘affective, que nous entretenons avec ces objets qui conditionnent notre rapport au monde. En lieu et place de leur apparente neutralité et de l’indifférence qu’ordinairement ils inspirent, Baptiste Debombourg recherche et utilise leur potentiel de création, d’invention, même si cette marge d’intervention laissée vacante est relativement mince lorsque les formes et les usages sont pré-définis et pré-pensés à notre place.

 

Envisageant sa pratique artistique comme un lieu de rencontre entre les cultures nobles et les cultures populaires, Baptiste Debombourg s’intéresse aux différents modes d’appropriation dont les objets standards font l’objet tels le tuning ou la customisation. Des pratiques qui condensent de façon ambiguës le désir de métamorphoser des objets courants et l’échec programmé de ces tentatives, puisqu’ils ne permettent souvent pas de dépasser la médiocrité propre à leur mode de production. Le travail de Baptiste Debombourg révèle ainsi les décalages entre l’idéal que l‘on cherche à atteindre et la réalité limitée de ce qui peut être fait.
 
 

Delphine Masson 

 

 

Delphine Masson travaille aux expositions et à la communication du Centre de Création Contemporaine à Tours, CCC , 2006