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Edition du 13 au 19 septembre 2010

Exposition. En résidence cet été, l’artiste propose une réflexion sur notre rapport
aux objets du quotidien…

 

Interface : l’appartement-galerie accueille Baptiste Debombourg

 

Appartement-galerie, Interface est un ovni dans le paysage culturel dijonnais. L’association qui gère le lieu propose, depuis 1995, de promouvoir l'accès des jeunes artistes au monde professionnel. Cet objectif, Interface a choisi de le servir dans un cadre innovant, en dehors du circuit classique d’accueil des expositions. La galerie a cherché à séduire un nouveau public et à proposer une autre forme d’échange que celle des institutions ou des centres d’art traditionnels. L’équipe chargée d’organiser les expositions publie également un journal, Hors d’OEuvre, sur l'actualité de l'art contemporain en Bourgogne.

 

  

RECONSTRUCTION

 

Du 11 septembre au 23 octobre, la galerie accueille l’exposition Les Mains en l’air, où l’artiste Baptiste Debombourg, questionne notre rapport aux objets du quotidien. Dessins, interviews, objets d'art sont autant de supports qui servent à redéfinir l’espace possible entre construction, déconstruction et surtout reconstruction. Si la réflexion autour de l'espace est ici redéfinie, c'est parce qu'elle est abordée de façon originale par l’artiste et l’association. Chaque année, la galerie invite un artiste à habiter l’appartement, pendant quelques semaines. Cet été, Interface a accueilli Baptiste Debombourg en résidence, afin qu'il puisse véritablement s’imprégner des lieux et de leur configuration. L’artiste reconnaît lui-même que « ce fonctionnement offre une souplesse et une rapidité d’exécution qui permet de comprendre la galerie comme un laboratoire expérimental ». Baptiste Debombourg développe ainsi une réflexion sur la destruction et la violence à travers le champ élargi de l’architecture et du dessin. Ceux-ci présentent l’expression d’une faille qui cherche à se masquer, à se reconstruire. L’objet du quotidien détruit puis combiné avec d’autres porte en lui les cicatrices de l’art, témoins d’un choc dans l’espace. L’objet pauvre du quotidien se trouve recadré dans un contexte qui le transforme. Il questionne la relation affective que nous entretenons avec ces objets qui conditionnent notre rapport usuel au monde tout en les implantant originalement dans le monde de l’art.

 

Laura Casanova

 

 

Les Mains en l’air, Baptiste Debombourg, jusqu’au 23 octobre. L’appartement galerie Interface se trouve 12 rue Chancelier-de l’Hospital à Dijon. Infos : interface-art.com

 

 

Laura Casanova est journaliste indépendante pour le journal du palais, hebdomadaire économique de Dijon

 

journaldupalais.com

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