ARTPARIS+GUESTS ouvre les limites des salons d'art traditionnels et crée un nouveau format de foire d'art moderne et contemporain centré non plus sur une succession de stands mais sur des projets artistiques exclusifs.

 

PLATEFORMES :

ARTPARIS+GUESTS propose plusieurs plateformes géographiques et thématiques dévoilant des scènes émergentes, vues à travers le regard de collectionneurs, curateurs de renommée internationale et de galeries emblématiques du monde de l'art.

 

PLATEFORME UTOPIA- DYSTOPIA /

 

Galerie Patricia Dorfmann

Galerie Chez Valentin

Galerie Franck Elbaz

Galerie Anne Barrault

Galerie Odile Ouizman

Nuke

 

 

Tout le monde a en tête le mot « utopie » et une vague idée de sa définition. Historiquement, l’utopie est un genre littéraire inventé par le diplomate-politique et philosophe anglais Thomas More. Le mot « utopie » vient du titre de son ouvrage écrit en 1516 mais surtout du nom donné par l’auteur à l’île où se situe l’action du second livret. Divisé en deux parties, l’ouvrage commence par un pamplhet sur la société anglaise de l’époque et enchaîne par le récit d’un marin - Raphaël - revenu d’un voyage au long cours. Il raconte avoir accosté sur une île située « nulle part », sur aucune carte ! Tout au long de son récit, la description d’un monde idéal surgit. Après une première lecture, le sentiment du « tout est au mieux dans le meilleur des mondes » du Pangloss cher à Voltaire part en vrille. En effet, la vie sur l’île est très réglementée : interdiction de divorcer, un nombre d’enfant à procréer imposé, etc ; tout un ensemble de contraintes est établi pour le bonheur de tous.

 

Ce petit rappel, sur les origines d’un terme devenu tellement empreint de liberté et d’espoir dans un avenir radieux, démontre que derrière toute idée d’utopie son contraire n’est jamais loin. La « dystopie » (ou de la « contre-utopie ») incarne ce côté obscur. Pas besoin d’énumérer les nombreux « ismes » du XXe siècle pour se rendre à l’évidence : à chaque fois que l’homme a voulu le bonheur de l’homme, une catastrophe s’en est suivie. Depuis très longtemps les artistes sont fascinés par ce pouvoir de l’homme à toujours transformer ses rêves en cauchemars. Souvent, ils tirent des éléments de la réalité la plus banale et les malaxent, les assemblent de telle manière que leurs oeuvres traduisent cette fascination/répulsion envers cette schizophrénie humaine.

 

L’homéopathie comme métaphore semblerait correspondre à l’attitude des oeuvres présentées dans le cadre de cette plateforme dont l’ambiance générale est à parcourir comme un paysage dystopique où dessins, peintures, photographies, vidéos, volumes et installations en constituent un recoin.

 

Christophe Le Gac
 Curateur de la plateforme Utopia - Dystopia

 

 

 

Stand Galerie Patricia Dorfmann 

 

Raphaël Boccanfuso
Baptiste Debombourg
Henrik Plenge Jakobsen

 

 

http://www.artparis.fr/2010/fr

 

 

http://www.patriciadorfmann.com/